Publié le 12 mars 2024

Choisir entre Vol Relatif et Freefly en Suisse est moins une question de style qu’un investissement stratégique dans un écosystème de progression.

  • Le Vol Relatif (VR) constitue la base technique indispensable, axée sur la stabilité et le travail d’équipe à plat.
  • Le Freefly demande un investissement initial plus conséquent en coaching et en soufflerie pour maîtriser la chute sur l’axe vertical en toute sécurité.

Recommandation : Analysez l’arbitrage coût-efficacité entre les sauts et les heures en soufflerie pour bâtir un plan de formation adapté à vos ambitions et à votre budget.

Le brevet de parachutisme en poche, un nouveau monde de possibilités s’ouvre. Mais avec lui, une question fondamentale se pose pour tout parachutiste intermédiaire : quelle voie suivre ? Faut-il se consacrer au Vol Relatif (VR), la discipline historique du travail en formation à plat, ou s’orienter vers le Freefly, l’expression tridimensionnelle de la chute libre ? La réponse habituelle, « essaie les deux et vois ce que tu préfères », bien que pleine de bon sens, reste superficielle. Elle occulte une réalité plus complexe, surtout dans le contexte exigeant du parachutisme en Suisse.

La décision va bien au-delà d’une simple préférence esthétique. Elle engage un budget, un type de matériel spécifique, une méthode d’apprentissage et un environnement social. Et si la véritable clé n’était pas de choisir l’une contre l’autre, mais de comprendre chaque discipline comme un investissement dans un écosystème de progression ? Le parachutisme moderne, particulièrement en Suisse avec ses infrastructures de pointe comme la soufflerie de Sion et ses dropzones alpines uniques, demande une approche plus stratégique. Il ne s’agit plus seulement de s’amuser, mais de construire ses compétences de manière intelligente et sécuritaire.

Cet article se propose de dépasser les clichés pour vous offrir une analyse approfondie des deux disciplines reines. Nous allons décortiquer les compétences techniques requises, l’impact sur le choix de votre équipement, les impératifs de sécurité liés aux vitesses, et l’importance cruciale de la communauté. L’objectif est de vous donner les outils pour faire un choix éclairé, non pas basé sur une impulsion, mais sur une véritable stratégie de développement personnel en tant que parachutiste.

Pour vous guider dans cette réflexion stratégique, nous allons explorer en détail les facettes de chaque discipline. Le sommaire ci-dessous vous permettra de naviguer à travers les points essentiels à considérer pour votre orientation future dans le ciel suisse.

Maîtriser le vol à plat (VR)

Le Vol Relatif, ou VR, est bien plus qu’une simple discipline ; c’est le fondement même du parachutisme moderne. Avant de songer à défier la gravité sur l’axe vertical, tout parachutiste doit d’abord atteindre une maîtrise impeccable du vol à plat. Cette compétence fondamentale repose sur la capacité à maintenir une position stable sur le ventre, à contrôler ses dérives, à ajuster son taux de chute et à se déplacer de manière précise par rapport à d’autres chuteurs. C’est le langage commun qui permet à plusieurs parachutistes de voler ensemble en toute sécurité.

L’apprentissage du VR est progressif. Il commence par des sauts à deux, où l’on apprend à « prendre des grips » (saisir les bras ou les jambes d’un coéquipier), puis évolue vers des formations plus complexes à 3, 4, 8 ou plus. Chaque saut est un exercice de communication non verbale, de précision et d’anticipation. La discipline culmine dans la réalisation de séquences de points prédéfinis en un temps limité, une épreuve qui exige une synchronisation parfaite de l’équipe.

Considérer le VR comme une simple étape initiale serait une erreur. C’est une discipline à part entière, avec ses championnats, ses records et ses légendes. Pour le parachutiste intermédiaire, y consacrer du temps n’est jamais un investissement perdu. Une base solide en VR garantit une meilleure conscience situationnelle, une plus grande aisance dans les airs et des réflexes de sécurité qui seront transférables à toutes les autres formes de vol, y compris le Freefly. C’est le socle sur lequel se construit toute carrière de chuteur.

Débuter la chute assise (Freefly)

Le Freefly représente la libération de l’axe horizontal pour explorer le vol dans toutes ses dimensions : tête en haut (head-up), tête en bas (head-down), sur le dos, et dans toutes les positions intermédiaires. La porte d’entrée la plus courante dans cet univers est la maîtrise de la chute assise (« sit-fly »). Cette position, qui peut sembler naturelle, requiert en réalité un apprentissage technique rigoureux pour être stable et contrôlée. Contrairement au VR où le corps offre une grande surface de portance, la chute assise est intrinsèquement plus instable et génère une vitesse de chute plus élevée.

La transition vers le Freefly ne s’improvise pas. Elle doit être encadrée par des instructeurs qualifiés pour éviter les mauvaises habitudes et, surtout, les situations dangereuses. L’étude de cas de RealFly à Sion est à ce titre exemplaire : leur soufflerie de 14 mètres de haut est un outil pédagogique exceptionnel. Elle permet de travailler les positions en toute sécurité, de recevoir des corrections en temps réel et d’accumuler un volume d’entraînement impossible à atteindre avec des sauts classiques. La densité d’apprentissage y est maximale : quelques sessions de 10 minutes avec un coach peuvent équivaloir à des dizaines de sauts en termes de progression technique.

Parachutiste en position de chute assise au-dessus des vallées suisses

Cependant, cet apprentissage a un coût. L’investissement initial en coaching et en temps de vol en tunnel est significatif. Le parachutiste doit donc réaliser un arbitrage coût-efficacité. Le tableau ci-dessous met en perspective les différentes options de formation disponibles en Suisse, permettant de visualiser l’équilibre entre l’intensité de la répétition en tunnel et l’expérience des conditions réelles en saut.

Coûts de formation Freefly : Soufflerie vs Sauts en Suisse
Type de formation Coût unitaire Durée/Hauteur Avantages
Session RealFly solo 75-85 CHF (2x1min) 2 minutes vol Répétition intensive, pas météo-dépendant
Coaching RealFly Sur demande 10 min minimum/jour Correction immédiate, vidéo-debrief
Saut Freefly DZ 50-70 CHF 4000m (45 sec chute) Conditions réelles, altitude vraie
Stage PAC Freefly 2399 CHF 7 sauts + théorie Formation complète certifiée

Choisir la combinaison adaptée

Le choix de la combinaison de saut est l’une des premières matérialisations de votre orientation. Loin d’être un simple vêtement, la « combi » est un outil de vol qui influence directement votre portance, votre vitesse et votre confort. Pour le Vol Relatif, on privilégie des modèles en tissu robuste comme le Cordura, avec une coupe relativement ample. Ces combinaisons offrent plus de « puissance » : la surface de tissu, notamment au niveau des bras et des jambes, agit comme une aile, permettant de générer de la portance et de se déplacer plus facilement à plat.

À l’inverse, le Freefly exige une coupe très ajustée au corps. L’objectif est de minimiser la prise au vent parasite qui pourrait déstabiliser les positions verticales. Les matériaux utilisés sont plus souples et élastiques, comme le Taslan ou le Tactel, pour garantir une liberté de mouvement totale. Des renforts aux genoux et aux fesses sont souvent ajoutés pour le confort lors des phases d’atterrissage ou dans la soufflerie. Une combinaison de VR utilisée pour du Freefly serait non seulement inefficace mais dangereuse, car ses larges surfaces pourraient « gonfler » de manière incontrôlable à haute vitesse.

Pour le parachutiste intermédiaire qui ne veut pas encore se spécialiser, la solution réside dans la polyvalence tactique d’une combinaison hybride. Ces modèles, comme le Shaka de Paradive, représentent un excellent investissement initial. Ils offrent un compromis intelligent entre une coupe suffisamment ajustée pour débuter le Freefly et assez de portance pour rester performant en VR. C’est le choix idéal pour explorer les deux mondes, notamment dans le contexte suisse où l’on peut alterner entre des dropzones de plaine et des sauts en montagne avec des conditions variées.

Votre feuille de route pour choisir une combinaison en Suisse

  1. Évaluer son niveau : Un débutant optera pour une hybride polyvalente, tandis qu’un chuteur confirmé choisira un modèle spécifique à sa discipline de prédilection.
  2. Considérer le climat alpin : Prévoir une doublure amovible ou la place pour des sous-couches est judicieux pour s’adapter aux sauts d’été et d’hiver.
  3. VR : Privilégier le Cordura pour la portance, avec une coupe plus ample qui facilite les déplacements à plat et les prises de grips.
  4. Freefly : Choisir des tissus souples (Taslan, Tactel), une coupe très ajustée, et des renforts aux genoux et aux fesses pour la durabilité.
  5. Entretien et budget : Vérifier la disponibilité d’un service après-vente local en Suisse et prévoir un budget entre 300-500€ pour un modèle standard et 600-800€ pour du sur-mesure.

Éviter les dangers de vitesse

La coexistence du Vol Relatif et du Freefly dans le même ciel introduit une variable critique : la différence de vitesse de chute. Un groupe de « relativistes » à plat chute à environ 180-200 km/h, tandis qu’un groupe de freeflyers en position tête en bas peut facilement dépasser les 300 km/h. Cette disparité crée un risque de collision majeur si elle n’est pas gérée avec une rigueur absolue. Développer une conscience situationnelle verticale est donc non-négociable. Cela implique de connaître la composition des autres groupes dans l’avion, leur discipline, leur axe de dérive prévu et leur altitude d’ouverture.

Le contexte suisse ajoute une complexité supplémentaire. Les variations d’altitude entre les différentes plateformes nécessitent une vigilance accrue. Par exemple, les variations d’altitude entre dropzones suisses nécessitent un recalibrage constant des altimètres, avec 518m de différence entre Sion (482m) et St. Stephan (1000m). Un altimètre mal calibré peut entraîner des erreurs d’appréciation de plusieurs centaines de mètres, avec des conséquences potentiellement dramatiques lors de la séparation des groupes et de l’ouverture du parachute.

La responsabilité ne repose pas uniquement sur le pilote de l’avion, mais sur chaque parachutiste. Les briefings avant chaque décollage sont essentiels pour définir un plan de vol clair et des « étages » de séparation pour chaque groupe. Comme le rappelle un expert du ciel helvétique :

Dans un ciel partagé entre VR et Freefly, les vitesses relatives créent des risques majeurs. Les règles de priorité spécifiques aux dropzones suisses à fort trafic comme Payerne sont essentielles pour éviter les collisions.

– Instructeur Swiss Skydive, Documentation Romandie Parachutisme

Cette gestion du trafic aérien est l’une des compétences les plus importantes qu’un parachutiste intermédiaire doit acquérir. Le respect scrupuleux des règles de séparation verticale et horizontale est la seule garantie pour que la passion du vol ne se transforme pas en prise de risque inconsidérée.

Optimiser le travail d’équipe

Le parachutisme est rarement un sport solitaire. Que ce soit en Vol Relatif ou en Freefly, la progression est intimement liée à la capacité de voler et de collaborer avec d’autres. Votre choix de discipline influencera directement la « tribu » avec laquelle vous évoluerez. Le VR est par essence une discipline d’équipe où la synchronisation et l’interdépendance sont reines. La réussite d’une figure dépend de la performance de chaque membre de la formation. L’esprit de corps et la camaraderie y sont donc très forts.

Le Freefly, bien que pouvant être pratiqué en solo, prend également tout son sens en groupe, que ce soit pour le vol dynamique (mouvements rapides et complexes) ou pour les disciplines artistiques. L’organisation d’événements comme les « Boogies » par des clubs comme Romandie Parachutisme est un excellent moyen de s’intégrer. Ces rassemblements permettent de mixer des parachutistes de tous niveaux grâce à des « load organizers », des chuteurs expérimentés qui créent des groupes de saut homogènes et stimulants. C’est une occasion unique d’apprendre des meilleurs et de trouver des partenaires de vol réguliers.

Équipe de parachutistes lors d'un briefing au sol avec maquette

Les infrastructures des dropzones suisses sont souvent pensées pour favoriser ce travail d’équipe. Les zones de briefing avec des maquettes au sol, répliques des fameux Pilatus Porter PC-6, permettent de répéter méticuleusement chaque saut avant même de monter dans l’avion. Le débriefing vidéo qui suit est tout aussi crucial : il permet d’analyser les erreurs, de célébrer les réussites et de renforcer la cohésion du groupe. S’investir dans une équipe, c’est s’engager dans un projet commun qui pousse chaque individu à donner le meilleur de lui-même.

Explorer l’entraînement en soufflerie comme complément

La soufflerie, ou « tunnel », a révolutionné l’apprentissage du parachutisme. Pour le parachutiste intermédiaire qui s’oriente vers le Freefly, elle n’est plus un simple complément, mais un passage quasi obligé. La raison est simple : l’arbitrage coût-efficacité. Une heure de vol en tunnel, bien que représentant un budget conséquent, équivaut en temps de chute libre pure à environ 60 sauts. La progression sur des manœuvres techniques complexes est donc exponentiellement plus rapide. C’est l’outil par excellence pour développer la mémoire musculaire nécessaire au vol vertical.

L’unique soufflerie de Suisse, RealFly Sion, peut accueillir jusqu’à 8 personnes simultanément dans un tunnel de 24m de haut, ce qui ouvre la porte à l’entraînement d’équipes de VR dynamique (2WD, 4WD) ou de Freefly. Le flux d’air contrôlé permet de décomposer chaque mouvement, de le répéter à l’infini et de recevoir des corrections instantanées de la part d’un coach, ce qui est impossible lors des 45 secondes de chute d’un saut classique. C’est un laboratoire de vol où l’on peut se concentrer à 100% sur la technique, sans les contraintes de la météo, de l’altitude ou de la gestion du parachute.

Toutefois, le tunnel a ses limites. Il ne remplace pas l’expérience du ciel. Le flux d’air y est parfaitement laminaire, alors que l’air en chute libre est plus turbulent. Il n’y a pas la conscience de l’altitude, la gestion de la séparation, ni le pilotage de la voile. La stratégie la plus efficace consiste donc à alterner intelligemment les deux environnements. On utilise le tunnel pour acquérir de nouvelles compétences techniques (une nouvelle position, une transition), puis on va valider et intégrer ces compétences dans le contexte réel d’un saut d’avion. C’est ce transfert « tunnel-ciel » qui garantit la progression la plus solide et la plus sûre.

L’investissement en soufflerie est stratégique. Il est donc primordial de bien comprendre son fonctionnement et son potentiel pour l’intégrer à votre plan de progression.

Découvrir les disciplines artistiques

Au-delà de la performance technique pure, le parachutisme offre un formidable terrain d’expression. Les disciplines artistiques, principalement le Freestyle et le Freefly artistique, permettent aux chuteurs de transformer le ciel en une scène. Ici, la créativité, la grâce et la chorégraphie prennent le pas sur la simple accumulation de points. Il s’agit de réaliser une routine esthétique et fluide, souvent synchronisée avec une musique que seul le juge entendra, mais dont le rythme doit transparaître dans les mouvements.

Le Freestyle se pratique en solo, mêlant des figures de gymnastique et de danse dans les trois dimensions. Le Freefly artistique, quant à lui, se pratique le plus souvent en équipe de trois : deux « performers » qui réalisent la chorégraphie et un « vidéoman » qui n’est pas un simple cameraman, mais un membre à part entière de l’équipe, dont la qualité des images et le cadrage font partie intégrante de la note finale. Une routine de compétition dure généralement 45 secondes, un temps très court pendant lequel il faut convaincre le jury par l’originalité, la difficulté technique et la fluidité de la performance.

En Suisse, la voie vers ces disciplines est bien balisée. Swiss Skydive organise chaque année les championnats nationaux, qui servent de porte d’entrée à la compétition. Ces événements, ouverts à différents niveaux, permettent aux athlètes de se mesurer selon les critères de la Fédération Aéronautique Internationale (FAI). La préparation est exigeante : elle combine un entraînement physique au sol, la création de la chorégraphie, et de nombreuses heures de répétition en soufflerie et en chute libre. Pour beaucoup, c’est l’aboutissement ultime de la maîtrise du Freefly : mettre la technique au service d’une vision artistique personnelle et représenter la Suisse sur la scène internationale.

À retenir

  • Le choix entre VR et Freefly est une décision stratégique qui impacte votre budget, votre équipement et votre cercle de coéquipiers.
  • La maîtrise du Vol Relatif (VR) est le socle technique indispensable à toute forme de vol en groupe, garantissant stabilité et sécurité.
  • Le Freefly requiert un investissement significatif en entraînement coaché, où la soufflerie offre une densité d’apprentissage inégalée pour maîtriser les bases en toute sécurité.

Comprendre les catégories

La progression en parachutisme en Suisse est structurée par un système de licences délivrées par Swiss Skydive. Ce parcours garantit que chaque chuteur acquiert les compétences nécessaires avant d’accéder à plus d’autonomie et de responsabilités. Pour le parachutiste intermédiaire, comprendre ce système est crucial pour planifier les prochaines étapes de sa formation. Chaque licence correspond à des prérequis en nombre de sauts, en compétences techniques validées, et ouvre de nouveaux privilèges.

Ce système est reconnu internationalement et possède des équivalences avec d’autres fédérations, comme la USPA américaine. C’est une assurance de pouvoir sauter dans la plupart des centres du monde en justifiant de son niveau. Selon le Bureau de prévention des accidents (BPA), la licence obligatoire pour tout parachutiste en Suisse assure un standard de sécurité élevé sur toutes les dropzones du pays. Ignorer ce cadre réglementaire, c’est non seulement se mettre en danger, mais aussi s’exclure de la communauté.

Le tableau suivant résume le parcours de licence typique en Suisse et ses équivalences, montrant clairement les étapes à franchir pour passer de sauteur solo supervisé à chuteur confirmé, capable d’encadrer ou de participer à des sauts plus complexes comme ceux impliquant du matériel vidéo.

Système de licences Swiss Skydive vs international
Licence Swiss Skydive Prérequis Équivalent USPA Privilèges
Licence de base 7 sauts PAC + examen A License Sauts solo supervisés
Brevet B + B2 22 sauts min + 8 sauts VR B License Sauts de groupe, tous centres
Brevet C 200 sauts + B1/B2/B3/B4 C License Vidéo, encadrement, démonstrations
Instructeur PAC Licence + formation spécifique AFF-I Formation élèves PAC

Votre orientation future dans le parachutisme dépend de cette analyse stratégique. En pesant les avantages, les coûts et les prérequis de chaque discipline, vous pouvez désormais construire un plan de formation personnalisé et réaliste. L’étape suivante consiste à discuter de ce plan avec vos instructeurs sur votre dropzone locale pour le valider et commencer à le mettre en œuvre.

Rédigé par Luca Bernasconi, Coach Freefly, vidéoman professionnel et instructeur de soufflerie (Wind Tunnel). Membre d'une équipe nationale suisse, il maîtrise les techniques de vol tridimensionnel et l'utilisation de la vidéo pour la progression.